vendredi, décembre 04, 2009

Motivation subzéro

Je ferais mieux de bosser. Mais voilà, je n'arrive pas. C'est physique. Je n'arrive même pas à me concentrer plus de 10 minutes, mon esprit finit par divaguer et je me retrouve à perdre mon temps sur Internet à chercher des idées de recettes de coquilles st jacques pour Noël...

Alors autant en profiter pour faire des choses constructives, comme alimenter mon blog. Pour dire quoi ? Hummm, bonne question.

Je n'ose pas trop sortir de chez moi, parce que j'ai peur de me faire agresser par Noël et les sommations à consommer (c'est marrant, je viens de réaliser la ressemblance de ces deux mots). Plus je suis entourée de messages qui me disent d'acheter, et moins j'ai envie de le faire.
C'est comme quand je commande mes courses avec Ocado (société de livraison à domicile pour les flemmardes comme moi)  et qu'ils me mettent des échantillons gratuits de produits sans me demander mon avis. Ca m'énerve. Je n'ai aucune envie d'essayer le machin qu'ils m'ont refilé pour faire du poulet au curry. Je DETESTE les sachets déshydratés remplis de sel qui ne sont en fait que des épices et qui me prendrait 10 minutes à préparer chez moi avec des ingrédients frais. Pareil pour les machins au lait qu'on est censé boire le matin pour renforcer ses défenses immunitaires. Franchement... Ca m'énerve, parce que si je les jette je me sens coupable, mais en même temps je n'ai aucune envie de m'encombrer avec des trucs dont je n'ai pas besoin. A mort les produits gratuits ! Je leur ai envoyé un mail, à Ocado. J'espère qu'ils ne mettront pas trois mois à comprendre, comme quand je leur ai dit que je ne voulais pas de l'exemplaire du Times gratuit avec mes courses. Je n'ai aucune envie de lire le Times, même gratuit. Surtout gratuit en fait !

Donc j'évite de sortir de chez moi et j'essaye de me concentrer sur ce que j'aime le plus à Noël pour ne pas en être dégoûtée à tout jamais : le champagne, le saumon fumé, le foie gras et la bûche glacée de ma mère. Et puis il y a quelque chose que j'aime vraiment depuis quelques années, c'est l'habitude qu'on a prise, mon frère, ma mère et moi, de se refaire la trilogie du Seigneur des Anneaux. C'est plutôt très cool. Quoique j'aimerais bien revoir Princess Bride cette année pour changer... Avant le Seigneur des Anneaux, je n'avais pas vraiment de classique en fait... Peut-être les Sissi quand j'étais gamine... Avec Amanda on avait pris l'habitude de regarder A Christmas Story, et ça va me manquer cette année. Je crois que je vais essayer de trouver le dvd.

Une copine me disait que ses classiques de Noël à elle, c'était Ghosbuster, les Gremlins, et Maman j'ai raté l'avion. Et vous, c'est quoi vos classiques de Noël, histoire de me donner des idées ?

mercredi, novembre 25, 2009

Le sport au féminin

Ca y est, il est parti pour l'Antarctique, et je n'ai même pas versé de larmes. Je suis forte. J'ai juste eu le coeur serré toute la journée, mais je compte bien sur les tempuras de Hyunah pour me remonter le moral ce soir.

Pour parler un peu d'autre chose, je suis tombée ce matin même sur un excellent blog sur le sport, Entrées en lice. Je vois déjà ceux qui me connaissent ricaner... En quoi un blog sur le SPORT pourrait m'intéresser? C'est bien simple : c'est un blog sur le sport féminin ! Et il est tellement bien écrit que je l'ai dévoré. Et là encore, ceux qui me connaissent continuent de ricaner... "Forcément, faut que ce soit féministe..." Et bien oui ! Parmi tous les préjugés sexistes qui ont la vie dure dans notre société actuelle, ceux qui visent le sport féminin et les sportives m'exaspèrent profondément.

Dans la lignée "fille passive", "garçon actif" qui commence dès le plus jeune âge, la société réserve certains sports aux garçons et d'autres aux filles. Les médias parlent trop rarement des victoires des équipes féminines dans des sports célébrés comme le foot, le rugby ou le basket-ball, et souvent dans des termes réducteurs. Les sportives de haut niveau sont jugées plus durement sur leur apparence que les sportifs : on leur reproche d'être trop musclées, pas assez féminines. Ou alors on exploite leur sex-appeal... A l'école, on n'encourage pas les filles à se dépasser, à se lancer dans la compétition : une fille qui en veut, c'est mal vu, autant sur le terrain du sport que dans le milieu professionnel.
Les filles peuvent faire du sport, mais c'est pour garder la ligne, pour maigrir, pour répondre aux diktats de la beauté, pas pour le plaisir ou la beauté du sport. C'est là qu'on les tolère. Ailleurs, ça pose tout de suite des problèmes.

Enfin Gabrielle, l'auteur de ce blog, en parle mieux que moi, donc je vous conseille vivement la lecture de son blog !

lundi, novembre 23, 2009

Sur le départ

En ce moment à la maison règne une ambiance assez étrange. D'un côté, nous avons Sébastien, sur le point de partir pour l'Antarctique, heureux comme pas possible, très impatient de se geler les fesses par - 30°, et il y a moi, légèrement stressée à l'idée qu'il va partir plus de 2 semaines et qu'on ne pourra se joindre par téléphone. Il y a bien un téléphone satellite sur le bateau qui l'amène d'Ushuaia à sa destination, mais bon, ça coûte un peu cher de la minute, surtout pour que je lui dise qu'il pleut et que les chats font des conneries.

Alors tandis qu'il trépigne d'impatience, moi je fais mon emmerdeuse en lui rappelant de mettre de la crème solaire, de toujours porter son casque, d'éviter les crevasses et de revenir en vie, si possible. Je sais que ce n'est plus l'Everest, mais je n'arrête pas d'imaginer le pire des scénarios : un accident, et personne pour venir les chercher, personne pour les secourir, et les voilà obligés de manger les cadavres gelés pour survivre !

Franchement, parfois je me dis que la vie était plus simple quand il jouait à Everquest tout le week-end. Cette passion pour l'alpinisme n'est pas bonne pour ma pression artérielle.

Son sac est déjà prêt, mais il ne part pas avec Nabu (pourtant, il lui tiendrait chaud) :



En plus, pour ne rien arranger, y'a plus rien à regarder comme série à cause de Thanksgiving et des vacances de Noël, on a moins de boulot, du coup j'ai plus de temps pour ruminer. Enfin je suis quand même contente pour lui. C'est un voyage unique, un truc qui va le faire tripper à mort (enfin pas littéralement j'espère) et rien que pour ça, je vais essayer de ne pas m'accrocher à ses chevilles quand il partira à l'aube mercredi matin. Mais je ne promets rien.


samedi, novembre 14, 2009

Back

J'ai l'impression que ça fait trois mois que je suis revenue, alors que ça fait à peine une semaine.

Comme prévu, c'était génial, il a fait un temps exceptionnel (il n'a même pas plu à Seattle !) et j'ai passé à mon temps à boire, à manger et à observer la vie américaine de mes yeux de Française expatriée.

Première observation : la nourriture n'a pas du tout la même signification qu'en France. Je m'en doutais un peu ceci dit. Je savais que la cuisine américaine était grasse, sucrée et abondante. Mais étant moi-même fan de gastronomie française et sachant pertinemment que nos tartiflettes, truffades, quiches lorraines, choucroutes et steak frites valent bien leurs hamburgers, ribs et chicken wings d'un point de vue calorique, je suis partie avec l'esprit ouvert, demandant à Amanda qu'elle me fasse découvrir les plats les plus représentatifs de la cuisine américaine. Au bout d'une semaine, je rêvais de tomates en salade, de fruits, et de légumes cuits à la vapeur. Non seulement tout est très gras (ah ça, ils aiment mettre du fromage fondu sur TOUT) et très sucré, mais en plus les portions sont gargantuesques. Et tout baigne dans la sauce. J'ai appris à commander mes salades (un accompagnement évidemment) avec la vinaigrette à part, sous peine de me retrouver avec de la vinaigrette-mayonnaise à la salade. J'ai appris à demander systématiquement les plus petites portions du menu s'il y en avait. Ne jamais prendre de "medium" ni de "large" les amis, sinon vous risquez de vous retrouvez avec un seau de smoothie.

Mais finalement, ce qui m'a le plus gênée dans cette affaire de cuisine, c'est le peu de temps que les américains passent à table. On n'a jamais passé plus de 45 minutes dans un restaurant. Aussitôt entré, aussitôt servi, aussitôt reparti. Je ne dis pas que ce principe n'a pas ses avantages. Sébastien par exemple déteste passer du temps à table. Moi, j'aime bien prendre mon temps. Pas tellement pour manger, mais pour discuter surtout. Evidemment, je préfère ne pas attendre trois heures mes plats, surtout si j'ai faim, mais ce qui me surprend surtout c'est que j'ai l'impression que les américains mangent pour manger, et pas pour partager. Le soir, on mange rapidement au coin de la table des sandwiches et des tortillas avec une bière avant d'aller regarder la télé. Je ne dis pas que je ne fais pas la même chose chez moi mais j'apprécie de temps en temps de prendre le temps de manger et de discuter avec mes amis autour d'un bon repas et d'une bonne bouteille de vin.
J'adore inviter des gens chez moi et leur faire à manger pour justement pouvoir profiter d'une soirée tranquille, loin du chaos de certains restaurants et de certains pubs, à prendre l'apéro et à manger des lasagnes en discutant de films, de séries, de politique, des trucs habituels quoi.

Je suis persuadée qu'on peut apprendre beaucoup d'un pays en s'asseyant à un café et en observant les gens. J'ai beaucoup fait ça pendant mes vacances. Il y a des centaines de "cafés" à San Francisco et encore plus à Seattle (beaucoup trop de Starbucks malheureusement), mais les cafés sont rarement des lieux d'échange aux Etats-Unis. Ce sont des endroits où des jeunes se rendent seuls pour tapoter sur leurs portables, le casque sur les oreilles et boire des Mochas dégueulasses hors de prix. J'ai même vu un café de Seattle désactiver le Wi-Fi le week-end pour inviter les gens à se parler. C'était les week-ends "se tourner vers les autres". Je n'invente rien !

Mais je comprends mieux pourquoi la nourriture est présentée comme un plaisir quasi masturbatoire dans les médias américains (il suffit de regarder leurs pubs pour la bouffe en général, c'est comme regarder du porno, mais avec de la viande, du fromage et de la sauce dégoulinante). La nourriture doit apporter un plaisir immédiat et garanti. Elle doit être gaie, réconfortante, amusante. Ce n'est plus de la nourriture, c'est un anti-dépresseur. Elle se consomme en privé, pour sa satisfaction personnelle, et elle promet monts et merveilles.

J'ai l'impression que c'est un peu la même chose en Angleterre, où les gens passent leur temps à grignoter mais peu de temps autour d'une table ensemble. Je trouve ça un peu triste. Du coup, je n'ai jamais été aussi contente de manger une authentique choucroute d'Alsace faite maison chez Claire et Eric cette semaine. On a fait traîner l'apéro, on a fait sa fête à la choucroute, bref, on en a vraiment profité.

D'ailleurs il est temps que j'aille faire à manger... Je raconterai la suite des aventures américaines prochainement (avec des photos, si Picasa veut bien fonctionner).


mardi, octobre 27, 2009

California, here I come!









Je serai de retour le 09 novembre !

samedi, octobre 24, 2009

Petite précision

Quand je dis que Sébastien part en Antarctique, ce n'est pas pour aller admirer le paysage en buvant du rhum sur un bateau chilien au large. S'il y va, c'est pour faire de l'escalade, de la marche, et surtout, laisser pousser sa barbe (je suis sûre que c'est la vraie raison derrière tout ça). Il part en expédition quoi. Avec ces gens-là.

Quand il m'a présenté la chose, il m'a dit, texto : "tu peux venir si tu veux, ce n'est pas réservé aux gens qui font de l'escalade, il y en a aussi qui y vont pour prendre des photos." J'avoue, pendant quelques secondes, j'ai été tentée. Je me suis vue, fière aventurière, prendre des magnifiques photos d'une région mythique, sur mon bateau, telle une pionnière des années 30. Et puis je suis redescendue sur terre. 15 jours sur un bateau, dans une cabine minuscule, avec des gens que je ne connais pas, à avoir froid en attendant que Sébastien revienne de son aventure, à rêver de pizza et de cosmopolitans, de séries et d'Internet. Non vraiment, l'Antarctique attendra. Je préfère aller faire du shopping à San Francisco, tant pis pour l'aventure.

Il va falloir qu'on déménage rien que pour faire rentrer toutes les affaires que Sébastien accumule depuis qu'il s'est mis à l'alpinisme et à l'escalade. Cette photo ne contient pas les tentes et autres duvets qui s'entassent dans mon bureau :


Je me demande parfois s'il n'a pas un peu perdu la tête, même si je suis admirative de le voir partir ainsi à l'aventure. Admirative, et un peu angoissée aussi. L'année dernière, l'expédition en question est restée coincée une semaine sur la glace parce que les conditions météo empêchaient le bateau de venir la chercher. Je sais quand il part, en gros, mais je ne sais pas quand il revient !

lundi, octobre 19, 2009

Une idée différente du mot "vacances"

Alors que je m'apprête à découvrir San Francisco et ses alentours, Sébastien, lui, s'apprête à partir en Antarctique. Et il ne s'agit pas d'une métaphore pour dire qu'il part en Ecosse, non, il va vraiment en Antarctique. Au mois de novembre. Ce qui fait que pendant que je feuillette mes guides de San Francisco pour savoir où manger les meilleurs Dim Sum de China Town, lui lit des bouquins d'alpinisme et des catalogues pour savoir quelle paire de chaussures l'empêchera de se geler les pieds par -30°.

Pour vous dire à quel point nous avons des préoccupations différentes en ce moment, ce matin il remplissait sa "check list" pour savoir ce qu'il lui restait à acheter pour son expédition. Moi, pendant ce temps, je remplissais une "check list" mentale pour savoir comment m'habiller pour affronter les 11h de vol confortablement, mais sans flinguer mes chances de gagner une place en première classe. Car voyez-vous, les gens qui voyagent seuls ont plus de chance de se faire "upgrader" dans la classe au-dessus, je le tiens de quelqu'un qui travaille pour British Airways. Mon plan consiste donc à arriver très bien habillée (pas l'habituel jean+TShirt et Doc Martens quoi, mais je n'ai pas encore les détails), mon MacBook dans sa sacoche, l'iPhone à la main, maquillée et souriante, et faire l'étonnée quand la gentille hôtesse du check-in de Virgin Airlines me proposera une place en première. "Quoiiiii ? Vraiment ? Vous feriez ça ?? That would be faNTAStic loooove!"

A moi l'apéritif, les petits gâteaux, le siège ultra confortable, les jus de fruits à volonté... Aaaaah... Je peux toujours rêver, je sais. Mais je vais quand même essayer. Donc mon dilemme consiste donc à trouver la tenue idéale. Croyez-moi, ça n'a rien de facile quand on est, comme moi, un peu handicapée de la mode.

Il me tarde vraiment d'être en vacances. Je vais revoir la comédie musicale Spring Awakening, cette fois à San Francisco ! Amanda et moi avons également prévu d'aller voir Sunset Boulevard dans un cinéma près de chez elle qui ne passe que des vieux films. Sunset Boulevard sur grand écran... Si c'est comme pour Casablanca, que j'ai vu au Duke of York récemment, je crois que je vais être en transe pendant tout le film.
Je compte bien faire peur aux enfants et leur donner des fausses cuisses de grenouille avec mon meilleur accent français. Amanda, elle, va s'habiller en Tippi Hedren dans les Oiseaux d'Hitchock. C'est-à-dire avec des faux oiseaux en train de lui foncer sur la tête.

Plus qu'une semaine et deux jours. Une semaine et deux jours.