mardi, juin 30, 2009

Je me demande pourquoi...

J'ai voulu acheter une crème de jour de chez l'Occitane avec de l'écran solaire dedans. Parce qu'apparemment, je vais passer mon été à bosser chez moi. J'ai l'air de me plaindre comme ça, mais en fait, je trouve ça bien. On bosse sur un chouette projet en plus, un jeu auquel de vrais gens vont jouer, et pas un jeu obscur sorti sur téléphone portable. C'est plutôt trop de la balle.

Donc pendant que Sébastien ira en Suisse faire le zouave dans la montagne, ou dans le Cantal faire le zouave dans la vallée de Mandailles, moi je serai à la maison à crever de chaud (il a fait 22° aujourd'hui, on a cru mourir) et à me tuer au travail. J'exagère ? A peine. A peine !!

Il se passe beaucoup de choses qui me font réfléchir ces derniers temps. La mort de Michael Jackson et le sentiment que les médias en font trop, beaucoup trop, mais me dire aussi que ce n'est pas seulement un homme célèbre qui est mort... Michael Jackson n'était pas une de mes idôles, même si j'aimais énormément certaines de ces chansons et que je l'admirais en tant que danseur. Les gens ne se sont pas attachés à l'artiste qu'il était mais à ce qu'il représentait. A une partie de sa jeunesse, de sa vie. Je n'oublierai jamais les larmes que mon père a versé lorsque George Brassens est mort. Il ne le connaissait pas, pas plus que les gens connaissaient Michael Jackson, mais ses chansons et son oeuvre avaient symbolisé une partie de sa vie d'homme. Et lorsqu'il est mort, c'est comme une page qu'il a fallu tourner.
Je pense que je ressentirai la même chose lorsque Juliette mourra, ou Thom Yorke, ou Tom Waits, ou Nick Cave... Ou même Mylène Farmer tenez. J'ai été longtemps fan de Mylène Farmer, et lorsqu'elle mourra, je sais que je serai beaucoup plus triste que je ne le voudrai. Je ne m'attendais pas à être touchée par la mort de Michael Jackson mais en vérité, je l'ai été, un petit peu. Avant que les journalistes de France Inter me cassent les pieds. C'est dans ces moments-là que je suis contente de ne pas avoir de télé (je me répète encore).

Il y a aussi ce débat, ou cette absence de débat, sur le port de la burka en France. On pourrait croire qu'en tant que féministe, je sois pour l'interdiction de la burka, mais en vérité, j'ai beaucoup plus de retenue que la plupart de ces politiciens qui se prennent pour des défenseurs des droits des femmes. Je n'aime pas l'idée d'obliger les femmes à se couvrir, mais je n'aime guère l'idée de les obliger à ne pas se couvrir si c'est ce qu'elles souhaitent. Le problème dans cette histoire, c'est que les principales concernées n'ont pas la parole, comme d'habitude. Qu'on réduit les musulmanes à des victimes, et personne ne pense à leur demander leur avis. Et alors tout le monde y va de son petit "c'est un abus, une honte, une violence", et tout le monde monte sur le cheval de la laïcité, comme si quelques femmes en burka étaient une menace à la République. Ca me fait doucement rigoler. Des millions de femmes sont victimes de violences conjugales, mais aucun de ces politiciens là ne lève le petit doigt. Oui, le port de la burka est parfois imposé par les maris, les pères. Mais ne devrait-on pas prévenir TOUTES les violences faites aux femmes, plutôt que de se concentrer sur le port de la burka, qui en plus ne concerne qu'un minuscule pourcentage de femmes ? Non, on préfère se focaliser sur un débat qui sent mauvais, parce que connoté de racisme et d'identité "française" qui associe l'islam à la soumission de la femme. Comme si le christianisme était féministe à côté...

C'est peut-être le fait de vivre en Angleterre qui me fait dire ça, et le fait que les femmes en burka ne choquent personne, mais parfois, j'ai envie de dire qu'il faut se détendre un peu avec tout ça les gars. Intéressez-vous vraiment aux femmes qui portent la burka, à celles qui y sont obligées, à celles qui le font volontairement, et revenez nous voir avec des propositions qui n'incluent pas de faire payer des amendes et de forcer les femmes à ne pas la porter, tout comme leurs maris et leurs frères les forcent à la porter.

J'ai envie de parler de ce couple suédois qui élève leur enfant de 2 ans et demi sans identité sexuelle. Ils l'appellent "Pop" et ne se réfèrent pas à Pop par "il" ou "elle", mais simplement par "Pop". J'ai été assez intriguée par cette histoire (envoyée par Iris, merci Iris, tu me connais bien) et assez conquise par l'idée, même si je trouve ça un peu limite de faire des expériences à grande échelle sur son gosse.

Je pense aussi que l'identité de Pop se déterminera forcément à l'école, quand Pop rencontrera des filles et des garçons à l'identité très (trop) définie. Mais en attendant, je trouve ça intéressant. Attention ! Les parents de Pop ne cachent l'identité de leur enfant à l'enfant lui/elle-même, mais aux autres.
Ils lui permettent de s'habiller aussi bien comme une fille ou comme un garçon, et de jouer aussi bien avec des jouets "de garçon" que des jouets "de fille". J'ai toujours pensé que l'identité sexuelle était trop souvent imposée par l'entourage des enfants. "Un garçon ça ne pleure pas". "Une petite fille c'est une princesse délicate qui aime le rose". "Un petit garçon ça doit aimer les camions de pompier". "Une petite fille ça doit jouer à la poupée", etc, etc. Je pense à toutes les personnes qui savent, dès l'enfance, qu'ils ne rentreront dans aucune des boîtes dans lesquelles la société, la famille, veulent les faire entrer. Et je me dis qu'ils auraient bien aimé avoir des parents comme ceux de Pop.

J'imagine avec délectation la tête des grands-parents de Pop, qui ne doivent pas savoir quoi acheter comme jouet ou comme vêtement à Pop à Noël. Ca doit être horriblement frustrant pour eux de ne pas mettre d'étiquette sur Pop.

Je ne dis pas que cette décision n'a pas ses limites. Par exemple, je vois mal comment Pop pourra rester "neutre" dans son identité sexuelle quand Pop ira à l'école, et que tout le monde est soit un garçon, soit une fille, avec tous les stéréotypes que ça engendre.
Mais je n'oublie pas ce que mon ami Nicolas me disait, à propos de sa fille, que malgré tous ses efforts, elle jouait à "faire comme la nounou", c'est-à-dire à passer l'aspirateur et à s'occuper d'enfants. Ce n'est d'ailleurs pas pour autant que l'adorable Lucie ne finira pas chanteuse de heavy metal. Le tout est dans l'équilibre, et dans le fait de permettre à son enfant, quelque soit son sexe, de pouvoir TOUT explorer, y compris ce qui est traditionnellement réservé aux garçons et ce qui est réservé aux filles.

Sur ce, je trouve que j'en ai déjà bien trop écrit, je vais me plonger dans la fin du FORMIDABLE livre Deadwood de Pete Dexter. Et jouer un peu aux Sims 3 un peu avant... On se refait pas...

samedi, juin 20, 2009

Sing-a-long

Wikipédia ne sait pas trop à qui attribuer l'invention du karaoké, mais peu importe. La ou les personnes qui sont à l'origine de cette petite merveille méritent tous un cookie, comme dirait mon copain Mohamed. Le meilleur cookie du monde, celui fait avec le coeur. Parce que voyez-vous, le karaoké, c'est du bonheur en boîte (à rythme). Je ne parle des bars à karaoké, où l'on doit subir les interventions alcoolisées de gros types se prenant pour Johnny ou de blondasses se prenant pour Céline Dion. Je parle des karaokés d'Asie, ceux où l'on peut réserver une pièce privée et chanter entre amis tout en buvant et en jouant (à contre temps) du tambourin.

Il y a un mois, le Lucky Voice a ouvert ses portes à Brighton. C'est Thomas qui m'a envoyé le lien, sachant très bien que je ne pourrai pas résister. Et ça n'a pas manqué. Le temps d'organiser une soirée où tout le monde de bon goût (c'est-à-dire ni Sébastien, ni les autres trolls qui ont préféré jouer à Conflict of Heroes) serait libre, et le tour était joué.

J'étais dans tous mes états le matin même du jour J. Alors après deux Dirty Martinis bien corsés et rien dans l'estomac, j'étais surexcitée. Nous sommes 6, la pièce est cosy mais sympa, on nous a donné des perruques disco, des chapeaux de cow-boys à paillette, et deux micros. Ensuite, tout s'est enchaîné très vite. J'ai commencé par "Like a Virgin" (normal, première fois dans un karaoké brightonnien, il fallait marquer le coup), Diane a choisi une chanson de Bon Jovi, "Livin' on a Prayer", Claire a continué avec du Nina Simone, "My baby cares for me", et puis je ne me rappelle plus très bien de la suite, le vin aidant. Il y a eu du Chicago, des Bangles, du ABBA (of course), du Lady Marmelade, du Shakira, du Britney Spears ("Toxic"), du Tainted Love (version Marilyn Manson)... et même... et même... du FLIGHT OF THE CONCHORDS !! Bon, ceux qui ne connaissent pas ce génial duo néozélandais ne vont pas être impressionnés, mais croyez-moi sur parole quand je vous dis que j'ai cru avoir un anévrisme quand j'ai vu leur nom sur la playlist.

J'ai donc chanté la magnifique chanson intitulée The Most beautiful girl in the room, qui dit en gros : "Tu es la plus belle fille de la pièce... Tu es si belle que tu pourrais faire serveuse... Ou mannequin à mi-temps... Ou prostituée de luxe... " Etc. Hyonah s'est prêtée au jeu, et j'ai eu du mal à garder mon sérieux. C'était mortel.



Et pour conclure cette soirée de folie, bien entendu, nous avons "chanté" du Queen. Bohemian Rhapsody. AAaaaaah, cette chanson... Un classique du karaoké, tout particulièrement créée pour les gens qui ne savent pas chanter mais qui prennent beaucoup, beaucoup de plaisir à essayer. Je me suis rarement autant éclatée.



Deux mots suffisent à résumer cette soirée : KARAOKE ROCKS. Grave.

Bon, je ne vous raconterai pas mon réveil difficile du lendemain matin, parce que ça ne m'en vaut la peine. Je vous laisse me jalouser, et vous aurez bien raison de le faire, parce que je me suis rendu compte mercredi soir qu'on ne peut pas être vraiment tout à fait heureux avant d'avoir massacré du Abba devant des amis aussi saoûls que vous. Personne ne pourra me convaincre du contraire !


mardi, juin 09, 2009

Toulouse, con

Il y a un mois de cela, je discutais un soir avec ma copine Delphine sur msn, et la discussion s'est terminée étrangement : je me suis retrouvée sur le site d'Easyjet à acheter un billet aller-retour Londres Gatwick-Toulouse pour le week-end du 6-7 juin. Pour plein de raisons, mais surtout parce que ça faisait 6 ans que je ne l'avais pas vue et qu'on avait du temps à rattraper.

Le week-end fut chargé en rires, en verres qu'on trinque, en visites guidées et en discussions enflammées. J'ai passé un excellent moment, et ce malgré une météo hésitante entre la pluie et le soleil timide, le vent froid et le ciel gris.
J'ai vu Ju, mon Ju, le seul l'unique, pour un déjeuner bien trop court mais que j'espère plus long la prochaine fois (car oui, il y aura une prochaine fois, Toulouse c'est vraiment trop bien comme ville, et c'est à peine 3h de chez moi !).
J'ai presque vu Harold, un copain du lycée, mais il y a eu un raté digne d'une comédie hollywoodienne. Et puis surtout, j'ai passé un excellent moment avec Delphine, à nous souvenir de ces années folles passées à la fac de philo, à rappeler à notre mémoire des noms de camarades et de profs qu'on pensait avoir complètement oublié, et à se dire que quand même, on se trouve mieux maintenant qu'à l'époque.

J'avais un peu peur qu'en 6 ans, on ait trop changé pour se reconnaître, mais en fait, c'est comme si on ne s'était jamais quittées. C'est marrant.

J'ai fait la connaissance de gens tout à fait exceptionnels, comme le nouveau petit ami de Delphine, Matthieu, qui a marqué beaucoup de points en allant chercher des croissants et en préparant une délicieuse salade de chèvre chaud. Ou comme le chef du Petit Bacchus, Yoann, qui m'a d'abord beaucoup agacée à me dire que les séries télé sont une perte de temps, mais qui s'est rattrapé par la suite en m'offrant le bouquin sur lequel Deadwood est basé, et en me promettant de se mettre à The Wire. Il y a eu Jérôme (encore un !), un ancien chef qui s'est lancé comme traiteur et avec qui c'est un plaisir de partager un repas, et Nathalie, ma voisine de table et femme de Jérôme, fille absolument géniale avec qui j'ai pris beaucoup de plaisir à parler Quand en plus, on a un gentil serveur qui nous offre des digestifs alors qu'on n'a rien demandé, moi je dis, que demande le peuple ?

Je me suis toujours trouvée plutôt asociale, mais je réalise que lorsque je rencontre des gens sympas, je suis tout le contraire. Y'aurait-il une connexion entre les deux ?

Pour ceux qui n'ont pas Facebook, voici quelques photos prises pendant ce week-end mémorable :

La terrasse du Jgo (ah, le bonheur de pouvoir manger en terrasse...)


Delphine, très pensive après le repas (qui correspond au début de soirée à Toulouse et au moment où tout le monde va se coucher à Brighton)


Ceci est un cassoulet. Un ENORME cassoulet même. Je suis triste de ne pas avoir pu le finir.


Et enfin, votre pochtronne préférée, un Armagnac dans une main et une bière dans l'autre.

lundi, juin 01, 2009

Féministe invétérée

Je sais que je suis une emmerdeuse parfois avec mon féminisme. Que je ressasse les mêmes discours sur l'inégalité sociale actuelle entre les hommes et les femmes, sur la pression qui pèse sur les femmes, sur le mythe de la beauté parfaite, sur la violence faite aux femmes quotidiennement et qui passe quasi inaperçue. Je suis tout le temps sur le qui-vive, et dès que j'entends des réflexions sexistes ou misogynes, je réagis souvent avec véhémence. C'est plus fort que moi. Peut-être parce que je lis tous les jours des preuves que malgré ce que tout le monde dit, la société ne tend pas à être plus égalitaire entre les hommes et les femmes, mais que si certains domaines s'améliorent, d'autres se dégradent.

Et si ce sujet me tient tant à coeur, c'est aussi parce qu'autour de moi, je n'ai pas l'impression que beaucoup de femmes osent se dire féministe. Que les vieux clichés anti-féministes ont la peau dure, et que les jeunes femmes d'aujourd'hui préfèreraient se faire traiter de grognasse plutôt que de féministe.

La féministe est encore vue comme une vieille aigrie aux jambes poilues qui déteste les hommes et qui veut tous les castrer. Elle est considérée comme une extrémiste, une radicale qui cherche à se venger des hommes et à les punir pour tous ses malheurs. Je me dis que c'est parce que le féminisme fait peur, d'une certaine façon, que l'on réduit les féministes à ces clichés. Que l'on fait des généralisations aussi idiotes que fausses.

Pour moi, une féministe est une femme qui se bat pour une société plus juste, une société égalitaire entre les hommes et les femmes. Une société où la violence envers les femmes ne feraient plus les milliers de victime qu'elle fait chaque jour. Une société où les femmes ne seraient pas constamment jugées (mauvaise mère ? mauvaise amante ? trop grosse ? trop vieille ?) et où les femmes pourraient faire entendre leurs voix sans peur de passer pour une mal baisée qui en veut aux hommes.

Je suis une féministe et je suis convaincue que pour que la société change vraiment et évolue vers un monde égalitaire entre les hommes et les femmes, il faut que les hommes ET les femmes participent ensemble à ce changement.

C'est pourquoi je pense qu'il est important que les femmes qui regardent le féminisme d'un mauvais oeil, qui n'osent jamais vraiment dénoncer les injustices et qui trouvent des tas d'excuses à des situations sexistes, comprennent qu'être féministe, c'est être une femme moderne avant tout. Je continuerai à passer pour la féministe invétérée du groupe, celle qu'il ne faut pas lancer sur certains sujets (mon top five : les viols, les violences conjugales, le droit à l'avortement, la prostitution et les magazines féminins) sous peine de la voir s'énerver toute seule en jurant à tout va, celle qui reste sceptique quand on essaye de lui vendre que le monde va en s'améliorant pour les femmes. Le médecin pro-avortement qui s'est fait tuer dans son église ce week-end me fait bien penser le contraire, malheureusement. Mais me donne envie de me battre encore plus.

Féministe jusqu'à la fin !

Et pour illustrer ce texte, si vous le voulez bien, une superbe chanson de Juliette intitulée Rimes Féminines...



jeudi, mai 21, 2009

Eveil printanier

Hier soir je suis allée à Londres pour y voir une comédie musicale, Spring Awakening. Forcément, c'était génial, et forcément, j'écoute la BO en boucle depuis ce matin.

Spring Awakening est basée sur une pièce du même nom écrite en 1871, qui se déroule dans l'Allemagne de la fin du XIXème siècle. Elle parle de l'adolescence, de l'éveil à la sexualité, du désir, dans un monde où les adultes décident de tout. La pièce a été bannie à l'époque en raison de ses thèmes : inceste, viol, avortement, masturbation... Elle a été adaptée en 2006 et fut un vrai succès à Broadway (elle a gagné le Tony Award de la meilleure comédie musicale en 2007).

D'ailleurs, voici la vidéo de leur passage à la cérémonie des Tony Awards de cette année-là :



Il faut noter que lors de la dernière chanson de ce petit numéro aux Tony, les acteurs mettent leurs mains devant la bouche lorsqu'ils sont censés dire "Fucked" et "Ass". Ben oui, c'est quand même les Etats-Unis. Ceci dit, je ne devrais pas trop critiquer, car la comédie musicale a eu un succès énorme aux States, malgré les gros mots, la scène de masturbation explicite, les seins à l'air et les paires de fesses toutes nues... Ce que je n'aurais pas cru possible, étant donné le climat légèrement prude (c'est rien de le dire) qui règne dans ce pays. Et bien Spring Awakening ne marche pas du tout en Angleterre... Elle devait rester dans le West End (l'équivalent de Broadway à Londres) jusqu'à la fin de l'année, mais sera finalement remplacée à la fin du mois. C'est d'un déprimant, surtout quand on voit que cette bouze de Roi Lion est bien partie pour rester 50 ans.

Spring Awakening, c'est donc un décor daté avec des chansons rock'n'roll et des thèmes pas drôles mais qui font mouche. C'est un peu l'opposé de High School Musical. Ce n'est pas mignon du tout, c'est cru, c'est direct, mais ça met en scène ce qui passe réellement lorsque les hormones se mettent au travail. C'est pas beau à voir, mais ça fait une super comédie musicale.

Il faudrait me payer cher pour revivre la période des 14-17 ans. Très cher. Un corps qu'on ne reconnaît pas, la peur de ne pas être normal, l'envie d'être différent, la conviction que personne ne nous aimera jamais et qu'on finira vierge avec 12 chats... Et en même temps, je reste un peu jalouse de cette époque... La force des émotions, la découverte du désir... si seulement j'avais su comment les gérer ! C'est un peu le problème en fait. C'est génial quand ça s'arrête et quand on peut enfin se dire, ouf, c'est fini.

PS spécial pErDUSiens : oui, la fille du cast américain de Spring Awakening joue dans Glee. Pure coïncidence !!


lundi, mai 18, 2009

Petit séjour à la campagne

Je reviens d'un week-end de trois jours passé en bonne compagnie dans la campagne iséroise, et c'était franchement cool. J'ai même fait du cheval. En pleine nature ! Un peu chaotique au début, un peu "oh mon dieu je vais mourir", j'ai fini par carrément m'éclater et par galoper comme une folle (enfin mon cheval, pas moi). On a eu un temps fantastique (au moins le samedi) et j'ai même choppé un coup de soleil au seul endroit que je n'avais pas protégé de crème solaire : le haut du col de mon T-Shirt. C'est trop mignon.

La campagne, ça a du bon quand même. Manger des produits du jardin, aller acheter son pain à un paysan du coin, papoter avec les producteurs du marché, manger des trucs tellement bons que vous avez l'impression d'avoir bouffer du plastique toute votre vie de citadin... Internet ne m'a presque pas manquée, ô miracle !

J'ai donc monté Vénus, la jument d'un ami à mon oncle, pendant que ma cousine Aline a monté Maya, une jument un peu capricieuse qui a peur de l'eau et des tracteurs. C'est souvent très con un cheval, mais on leur pardonne, parce que rien ne vaut le plaisir de trotter dans la campagne et de se faire mal aux fesses ou de passer 10 minutes à essayer de les convaincre de s'engager dans une chemin ombragé ! Si si, je vous jure !

Maya en premier plan, et Vénus à l'arrière, en pension chez mon oncle.

Vénus, qui m'a offert mon premier galop et mes premières frayeurs, le tout en simultané !

Un week-end à la montagne ne serait pas parfait sans une raclette... Et sans un barbecue... Et un poulet rôti... Et du Saint Genix au petit-déjeuner.


C'était vraiment fantastique.

jeudi, avril 30, 2009

Tagada

Aujourd'hui, j'ai essayé de galoper pour la première fois. Enfin, pas vraiment du galop, mais du "canter", du petit galop. C'était trop bien. Bon, je n'ai pas petit galopé pendant longtemps, environ 3 secondes et demi, mais l'idée était là ! J'ai monté un autre cheval cette fois-ci, McGinty, un grand cheval roux qui a fait de la compétition à une époque et qui est incroyablement facile à diriger (mais un peu fainénant aussi). J'ai également appris à me repositionner en harmonie avec les mouvements d'épaules du cheval en trot enlevé. Ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît, surtout quand on a, comme moi, des problèmes de coordination (c'est un euphémisme), et qu'on a du mal avec le concept d'épaule extérieure et d'épaule intérieure. Ben oui, du coup à chaque changement de rênes l'épaule à fixer du regard n'est pas la même.

Bref, voilà, j'ai fait du petit galop, c'est l'exploit de la semaine.

L'autre jour, j'ai réalisé que j'avais un faible pour les comédies romantiques. Mais elles ne me le rendent pas, du moins depuis quelques années. Les comédies romantiques stupides se succèdent depuis Bridget Jones et avec elles, un lot de clichés sur l'amour et les femmes. Je pense à tous ces films qui n'auraient jamais du voir le jour, dans lesquels Kate Hudson et Matthew McConaughey, Uma Thurma et Colin Firth, ou encore récemment, Katherine Heigl et Seth Rogen, ont joué. Où sont les Mystic Pizza, les Steel Magnolias, les Vacances Romaines ou An Affair to remember ? Où sont les personnages féminins pas complètement têtes à claques et les hommes qui ne sont pas simplement de grands bébés en mal d'amour ?

J'ai regardé Comment se faire larguer en 10 leçons dimanche après-midi, et j'ai été effarée par tant de clichés. C'est un film qui date, mais que je n'avais jamais eu l'occasion de regarder. Bien mal m'en a pris. En gros, ce film explique que pour avoir le bonheur de "garder" un homme (eh oui, il faut les "garder", parce que c'est bien connu qu'un homme, ça prend la fuite pour n'importe quelle raison !), il ne faut pas être tout ce qu'une "fille" est censée être. A savoir, il ne faut pas parler de mariage, de plans à long terme, de bébé, il ne faut pas aimer les peluches et tout ce qui est mignon, ne pas l'appeler trop souvent au téléphone, ne pas déclarer son amour trop vite et savoir donner à son "homme" l'espace dont il a besoin pour respirer. C'est bien connu que naturellement, TOUTES les femmes veulent se marier, faire des bébés, emménager dans l'appartement de l'"homme" pour y mettre des rideaux à fleurs et des pots pourris, le castrer au passage et l'empêcher de jouer au poker le jeudi soir. Le film fait exprès d'aller dans les extrêmes, je comprends bien, mais le message derrière tout ça c'est que les femmes ne savent pas comment se faire aimer des hommes et que tout est à changer chez elles. Et que les hommes sont des ados attardés qu'il faut plus ou moins réussir à "mater". C'est le même message pour tous ces films d'ailleurs, quand j'y pense.

Je vais finir par arrêter de regarder des comédies romantiques. Ou alors, juste celles avec les Smiths dans leur bande-originale :